Alexander Ekman - FIT

Nederlands Dans Theater / NDT2

choréographie, scénographie

Alexander Ekman

 

lumières

Alexander Ekman,
Lisette van der Linden

costumes

Alexander Ekman,
Yolanda Klompstra

musique

No, de Nicolas Jaar ; Take Five, de Dave Brubeck Quartet © Valentine Music Ltd ; Peacocks, de Doug Carroll, Animal Sounds

texte

Alexander Ekman

 

collaboration artistique

Julia Eichten

 

collaboration artistique / dramaturgie

Carina Nildalen

avec

18 danseurs

durée

27 minutes

première

25 novembre 2018,

Zuiderstrandtheater,

La Haye (NL)

 

captation

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(mot de passe requis)

Est-ce que vous tenez ? Dans quel espace tenez-vous ? Où est votre place ? Où n’est pas votre place ? et Pourquoi ?
 

Pour moi, le « fit », c’est une forme d’harmonie, la sensation que tout est à sa place. Dans la création d’une pièce, on pense surtout à disposer les éléments qui vont naturellement l’un à côté de l’autre. Est-ce que cette lumière va avec cette jupe ? Est-ce que cette pierre est à sa place sur le sol ? Est-ce que les danseurs s’accordent bien ensemble ? Est-ce que ce pas de danse colle ici ? Est-ce que c’est le public approprié pour cette pièce ? Est-ce que ce texte tient sur cette feuille de papier ? C’est un vrai puzzle...

Mais qu’en est-il de ces pièces du puzzle qui ne s’emboîtent pas, celles qui provoquent... ?

Comment agissent-elles sur le puzzle ? Peut-être qu’elles sont un moteur pour aller vers autre chose, quelque chose qui va inspirer et transformer le puzzle. Alexander Ekman

"De loin l’écriture d’Alexander Ekman, très ludique (on se souvient de son Play à l’Opéra de Paris) survole la soirée. A moins de 40 ans, le chorégraphe suédois a déjà un sérieux pedigree. Pour le NDT 2 il propose FIT, une pièce vraiment sur-mesure où 18 danseurs évoluent sur une scène comme un cirque où la servante nous éclaire suspendue à un long arc. Une machine délivre de la fumée et un pas de deux se met en place, ultra déhanché et collé. Dans un jeu d’exclusion et d’inclusion, un danseur contre tous va jouer de la notion d’ensemble. Tutu long pour tout le monde, blazer noir, Dr. Martens…il y a du look ici. La danse flamboie, elle explose dans une accumulation de poses proches du voguing. A regarder, c’est éblouissant et le mouvement est perpétuel dans une grammaire qui mixe autant les références à Pina et à Jan Fabre." Amélie Blaustein Niddam, Toute la culture

"Ekman ouvre le bal avec le fantasque FIT. On y retrouve le savoir-faire du suédois : une pincée de théâtralité non dénuée d’humour, une grande musicalité aussi. Sans oublier ce sens du détail gestuel, ici des coups de bassin, des pas de deux comme des déclarations d’amour. Sous une pluie de fumigène –bel effet scénique- la troupe s’invente un chef, part à la dérive avant de se lancer dans une douce transe. Chaque interprète a droit à l’attention du chorégraphe. Les jeunes danseurs sous nos yeux habitent ces rôles sans faillir. Et même cette version « trafiquée » du Take five de Dave Brubeck fait son petit effet. Ekman met en scène la joie d’une compagnie tout autant que cette maturité naissante de l’artiste." Philippe Noisette, Sceneweb

FIT en France

Paris / Chaillot, Théâtre national de la danse - du 15 au 19 mai 2019 (6 représentations à la Salle Vilar)

Alexander Ekman se définit comme un « fou de rythmes », et créé notamment des ambiances sonores contemporaines. Après une carrière de danseur au Ballet Royal de Suède, Ballet Cullberg et NDT2, Alexander Ekman (1984, Suède), décide de se consacrer uniquement à la chorégraphie. Pour le ND2, Ekman crée le succès international Cacti (2010, nommé au prix VSCD Zwaan 2010), Left Right Left Right (2012), et Maybe Two (2013) entre autres pièces. Sa dernière création pour le NDT1, Definitely Two, a été présentée pour la première fois en 2013.

"Ce chorégraphe suédois s’est fait connaître du public parisien en février 2012 lorsqu’il présenta à la Maison des arts de Créteil Grace Engine avec le Cedar Lake Contemporary Ballet, puis Play en décembre 2017 au Palais Garnier. On a pu le revoir l’année dernière en juin au Théâtre des Champs-Elysées dans un solo, Thoughts on Bergman. Toutefois, sa dernière pièce pour le NDT, Definitely Two, avait été créée en 2013. Cet artiste se particularise par la mise en scène, dans ses œuvres, d’éléments aussi audacieux qu’inhabituels, comme, par exemple, celle d’une vache dans Cow... N’a t’il pas également déversé quelque 6000 litrJes d’eau sur la scène lors de la représentation de son Swan Lake ? N’a-t-il pas encore contraint ses interprètes à se frotter à des cactus bourrés d’épines dans Cacti ?..."

Jean-Marie Gourreau, Critiphotodanse

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