KENZA BERRADA

Née et grandi au Maroc, Kenza Berrada vit aujourd’hui entre le Maroc et la France. Après une classe préparatoire littéraire à Paris, elle poursuit en licence de Lettres Modernes puis en Master en médiation culturelle et communication. Son sujet de fin d’études est Tanger, entre passé glorieux et futur incertain. Elle s’intéresse à l’impact de la colonisation sur la littérature et s’appuie particulièrement sur les écrits de la Beat Generation et de Jean Genet. Ce qui l'interroge est le rapport à l’autre. A l’étranger. Au corps. Les jeux de domination. L’orientalisme. L’exotisme. Tanger vécue ou fantasmée. 
 

Dès le collège, le théâtre est le territoire qu'elle choisit pour explorer ses interrogations. Elle se forme comme comédienne mais aussi à la danse africaine avec Elsa Wolliatson, à la scénographie à l’école Jacques Lecoq et à la mise en scène en assistant entre autre Alexander Zeldin (Love - Festival d’automne 2018). Elle travaille entre autre sous la direction de Pascal Rambert à la Biennale de Venise sous le thème de l’Annonciation, d’Estelle Larrivaz réalisatrice de cinéma sur la pièce Blackbird, de Silvia Costa et John Romão sur La tentation de Saint Antoine de Flaubert et la construction de la figure du démon. Le théâtre est une forme d’archéologie de soi, une manière de créer une nouvelle écoute et une nouvelle curiosité. Chercher à toucher par une émotion vraie notre propre réalité, sociale, politique, intime.
 

Son travail d’artiste, et plus particulièrement avec le Collectif Nash repense le lien au public, à la langue, et s’inscrit dans les problématiques sociales. Dans un processus d’écriture plateau, ils mêlent des textes d’auteurs à l’écriture personnelle, improvisent, dansent, et testent le rapport de la caméra au plateau

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